Plantes médicinalesEnzymes pancréatiques — un manque d’enzymes est-il à l’origine des ballonnements et de la perte de poids ?
- Henryk Różański — Pankreatyna – pancreatinum w medycynie dawnej i współczesnej, i troszkę o trzustce – pancreas
- Henryk Różański — Fructus Caricae – owoc melonowca jako źródło enzymu proteolitycznego
- Pancreatic exocrine insufficiency. · EClinicalMedicine 2026
- Pancreatic enzyme replacement therapy in patients with exocrine pancreatic insufficiency due to chronic pancreatitis: a 1-year disease management study on symptom control and quality of life. · Pancreas 2014
- Pancreatic enzyme replacement therapy: comparative effects of conventional and enteric-coated microspheric pancreatin and acid-stable fungal enzyme preparations on steatorrhoea in chronic pancreatitis. · Hepatogastroenterology 1985
- Effects of Pancreatic Enzyme Replacement Therapy on Body Weight and Nutritional Assessments After Pancreatoduodenectomy in a Randomized Trial. · Clin Gastroenterol Hepatol 2020
- Pancreatic enzyme replacement therapy in post-pancreatectomy patients. · Int J Pancreatol 1989
- [Pancreatic extract therapy in exocrine pancreatic insufficiency]. · Minerva Gastroenterol Dietol 1993
- Pancreatic enzyme replacement therapy. Importance of gastric acid secretion, H2-antagonists, and enteric coating. · Dig Dis Sci 1989
- Adjunctive pancreatin therapy enhances glycemic and metabolic outcomes in type 2 diabetes mellitus: the modifying role of exocrine pancreatic function. · Diabetes Res Clin Pract 2025
- [The effectiveness of pancreatic enzyme replacement therapy using microencapsulated pancreatin preparations in the correction of nutritional status in patients with chronic pancreatitis: a prospective observational study]. · Ter Arkh 2020
- Exocrine pancreatic insufficiency as an overlooked cause of chronic diarrhea after Billroth II gastrectomy identified through nutrition-focused assessment: a case report. · Clin Nutr Res 2026
- Orthomolecular Medicine News Service — How to Make People Believe Any Anti-Vitamin Scare
- Orthomolecular Medicine News Service — Summary of Recent Research with Three Nutrients in the War Against Cancer
- Orthomolecular Medicine News Service — Dietary Supplements and Wellness: A Pragmatist's Primer
Henryk Różański mentionne des carences associées notamment à la pancréatite, à la mucoviscidose et à l’indigestion.
- La préparation est également parfois utilisée en cas de troubles digestifs liés à la consommation de suppléments nutritionnels concentrés, ainsi que pour améliorer la digestion et l’assimilation des protéines.
- L’administration orale d’enzymes vise à prévenir l’indigestion et à améliorer l’état du patient.
Ce qu’écrivent les auteurs
La pancréatine compense le déficit en enzymes pancréatiques présent dans différentes maladies et différents troubles digestifs.
La pancréatine est administrée en cas de troubles digestifs liés à l’utilisation de suppléments nutritionnels spécialisés concentrés.
La pancréatine est parfois utilisée en médecine du sport pour améliorer la digestion et l’assimilation des protéines.
La pancréatine atténue les symptômes du syndrome de malabsorption intestinale.
L’administration orale d’enzymes vise à prévenir l’indigestion et à améliorer l’état du patient.
Les enzymes pancréatiques digèrent les composants des aliments, notamment les protéines, les graisses et l’amidon.
Études de PubMed · Europe PMC
Nous avons sélectionné 10 études aux meilleurs résultats positifs. C’est une sélection, pas une revue complète de toute la recherche.
Nombre total d’études sur ce sujet dans PubMed : 85.
Une revue indique que les enzymes pancréatiques constituent le traitement de référence de l’insuffisance pancréatique exocrine et qu’elles sont efficaces.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Chez les personnes atteintes de pancréatite chronique et d’insuffisance pancréatique, la pancréatine a réduit les symptômes et amélioré la qualité de vie.
Objectif de l’étude: L’insuffisance pancréatique exocrine (IPE) est fréquente chez les patients atteints de pancréatite chronique (PC). Cette étude prospective, observationnelle, multicentrique, d’une durée d’un an et consacrée à la prise en charge de la maladie visait à évaluer l’amélioration des symptômes et de la qualité de vie chez des patients atteints de PC et d’IPE recevant un traitement substitutif par enzymes pancréatiques.
Résultats: Au total, 294 patients ont été évalués (cohorte 1, n = 206 ; cohorte 2, n = 88). Après un an, la proportion de patients présentant des symptômes gastro-intestinaux et des douleurs récurrentes avait significativement diminué dans les deux cohortes (P < 0.001). Le soulagement des symptômes s’est traduit par une amélioration du score GIQLI après un an dans les deux cohortes (P < 0.001), indépendamment de la gravité et de l’étiologie de la PC. L’amélioration du score GIQLI était plus marquée dans la cohorte 2 (P < 0.001). Dans cette étude de prise en charge de la maladie, la pancréatine a soulagé les symptômes et amélioré la qualité de vie des patients atteints d’IPE liée à une PC.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Chez les patients atteints de pancréatite chronique, les préparations d’enzymes pancréatiques ont réduit la quantité de graisse éliminée dans les selles.
Objectif de l’étude: L’efficacité thérapeutique d’une préparation conventionnelle d’enzymes pancréatiques porcines (Pankreon-Granulat), d’une préparation porcine protégée contre l’acidité (Kreon) et d’une préparation enzymatique fongique stable en milieu acide (Nortase) a été étudiée dans le traitement de la stéatorrhée pancréatogène sévère.
Résultats: Avec les trois préparations enzymatiques, on a obtenu une réduction significative (p less than 0.05) de la quantité totale de graisses éliminées dans les selles par jour. Dans le groupe thérapeutique A, cette réduction était en moyenne de 58 % avec Kreon (100,000 U de lipase/jour), de 67 % avec Pankreon-Granulat (360,000 U de lipase/jour) et de 54 % avec Nortase (75,000 U de lipase/jour). Dans le groupe thérapeutique B, les chiffres correspondants étaient de 58 %, 52 % et 46 %, aux mêmes doses. Ainsi, dans les deux groupes, l’effet de la préparation conventionnelle d’enzymes pancréatiques porcines était globalement équivalent à celui de la préparation porcine protégée contre l’acidité ou de la préparation fongique stable en milieu acide, bien que ces deux dernières préparations aient été administrées à seulement 1/4 des doses de la première.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Dans une analyse de patients ayant subi une pancréatoduodénectomie, les personnes qui prenaient des enzymes ont pris du poids, tandis que le groupe placebo en a perdu.
Objectif de l’étude: Nous avons étudié les effets du traitement substitutif par enzymes pancréatiques (PERT) sur le poids, l’état nutritionnel et la qualité de vie (QoL) de patients présentant une insuffisance pancréatique exocrine après une pancréatoduodénectomie.
Résultats: Dans l’analyse per protocole, trois mois après le début de l’étude, les patients du groupe PERT avaient pris en moyenne 1.09 kg et ceux du groupe placebo avaient perdu en moyenne 2.28 kg (différence entre les groupes : 3.37 kg ; P < .001). Cependant, aucune différence de poids n’a été observée entre les groupes dans l’analyse en intention de traiter. Trois mois après le début de l’étude, le taux moyen de préalbumine sérique avait augmenté de 10.9 mg/dL dans le groupe PERT et de 7.8 mg/dL dans le groupe placebo (P = .002). Une mauvaise observance du traitement PERT constituait un facteur de risque important de perte de poids (P < .001). Aucune différence significative n’a été observée entre les groupes pour les scores de QoL. Dans l’analyse en intention de traiter des données d’un essai randomisé, nous n’avons constaté aucun effet significatif du PERT sur le poids moyen des patients présentant une insuffisance pancréatique exocrine après une pancréatoduodénectomie. Toutefois, avec une éducation et un suivi actifs, le PERT pourrait augmenter le poids et améliorer les paramètres nutritionnels. ClinicalTrials.gov no : NCT02127021.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Après une opération du pancréas, le traitement par pancréatine en microsphères était associé à une amélioration de l’état nutritionnel et à une prise de poids.
Objectif de l’étude: La survenue de malnutrition et de maldigestion a été étudiée chez neuf patients ayant subi une pancréatoduodénectomie et une sclérose du moignon pancréatique restant avec du néoprène. Cette opération entraîne une perte complète de la fonction exocrine du pancréas, mais préserve la fonction des cellules des îlots.
Résultats: Le poids moyen, qui était de 52.8 Kg juste après l’opération, est passé à 54.9 Kg lors de la visite de contrôle à l’hôpital (p less than 0.01), puis à 58.0 Kg après six mois de traitement par pancrelipase ECM (p less than 0.05). Lors de la visite de contrôle à l’hôpital, le test au D-xylose était normal chez tous les patients et la stéatorrhée avait diminué, passant d’une moyenne de 32.8 g/j sans supplémentation enzymatique à 16.7 g/j avec un traitement par pancrelipase (16,050 U de lipase/repas). La perte complète de la fonction exocrine du pancréas après l’opération a été bien tolérée. En effet, sous traitement par pancrelipase, les patients ont récupéré une grande partie de leur poids initial et les indicateurs biochimiques de malnutrition se sont normalisés.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Une revue décrit les avantages des microsphères à enrobage entérique dans le traitement de l’insuffisance pancréatique.
Objectif de l’étude: Les auteurs examinent les différentes stratégies de traitement enzymatique substitutif à long terme au regard des mécanismes complexes à l’origine de l’insuffisance pancréatique exocrine. Cette affection survient en cas de pancréatite chronique et est présente dans la mucoviscidose, la maladie héréditaire potentiellement mortelle la plus fréquente chez les personnes de race blanche.
Résultats: Les principales pistes de recherche sur le traitement enzymatique substitutif ont porté sur la mise au point de produits fortement concentrés en enzymes, la prévention de l’inactivation des enzymes par l’acide gastrique et l’amélioration du mélange des préparations avec les repas. Les auteurs examinent toutes les préparations enzymatiques, de la poudre de pancréatine aux comprimés de première génération à enrobage entérique, et étudient les avantages de l’administration d’antagonistes des récepteurs H-2 ou d’antiacides, ainsi que la possibilité de stimuler la sécrétion de bicarbonate en complément du traitement substitutif par enzymes pancréatiques. L’introduction de microsphères à enrobage entérique a considérablement amélioré le traitement de l’insuffisance pancréatique : elles assurent l’arrivée dans le duodénum d’une quantité constante d’enzymes mélangées aux aliments et résistent également à l’inactivation par l’acide gastrique.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Dans une étude menée chez des patients atteints de pancréatite chronique, les trois préparations enzymatiques ont amélioré l’absorption des graisses.
Objectif de l’étude: L’efficacité relative de trois suppléments enzymatiques pancréatiques commerciaux pour améliorer l’absorption des graisses a été étudiée au moyen du test respiratoire à la [14C]trioleine chez 12 patients atteints de pancréatite chronique. Deux des suppléments étaient à enrobage entérique.
Résultats: Un traitement préalable par ranitidine n’a pas amélioré davantage l’absorption chez les patients recevant des suppléments sans enrobage entérique, mais il a été efficace chez ceux dont la sécrétion acide était élevée ou normale (P less than 0.001). Nos résultats suggèrent que la dose recommandée de préparations à enrobage entérique est insuffisante chez les adultes atteints de pancréatite chronique sévère. Par ailleurs, la grande variabilité de la sécrétion acide chez ces patients peut expliquer les résultats variables obtenus par d’autres concernant l’utilité de la coadministration d’antiacides et d’antagonistes H2. La mesure systématique de la sécrétion d’acide gastrique pourrait aider à optimiser le choix et la forme des suppléments d’enzymes pancréatiques.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Dans une étude menée chez des personnes atteintes de diabète de type 2, la pancréatine était associée à une légère baisse supplémentaire de l’HbA1c, en particulier en cas d’insuffisance exocrine importante du pancréas.
Objectif de l’étude: La dysfonction pancréatique exocrine est une comorbidité insuffisamment reconnue du diabète de type 2 (T2DM) qui peut altérer le contrôle glycémique par la malabsorption, une carence en vitamine D et une stimulation réduite des incrétines. Nous avons évalué les effets d’un traitement complémentaire par pancréatine sur les résultats métaboliques chez les personnes atteintes de T2DM et étudié le rôle modificateur de la fonction exocrine.
Résultats: Les deux groupes ont présenté une baisse de l’HbA1c, mais celle-ci était plus importante avec la pancréatine (-1.3 ± 1.0 % contre -1.1 ± 0.9 % ; p = 0.014). L’HbA1c initiale (β = 0.419, p < 0.001) et le FE-1 (β = -0.0025, p < 0.001) prédisaient indépendamment l’évolution de l’HbA1c. L’interaction entre le traitement et le FE-1 était significative (β = -0.0088, p < 0.001), ce qui indique que le bénéfice supplémentaire de la pancréatine apparaissait sous ∼ 80 µg/g. Les patients dont le FE-1 était < 100 µg/g présentaient les améliorations glycémiques les plus marquées. Des bénéfices secondaires ont été observés concernant les triglycérides et la vitamine D. La pancréatine en complément apporte un bénéfice glycémique modeste dans le T2DM, principalement chez les patients atteints de dysfonction exocrine sévère. Un recours ciblé, guidé par le dosage du FE-1, pourrait permettre une stratégie thérapeutique plus personnalisée.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Chez les patients atteints de pancréatite chronique, on a observé une augmentation de l’IMC après un traitement par pancréatine microencapsulée.
Objectif de l’étude: L’objectif était d’évaluer l’efficacité du traitement substitutif par enzymes pancréatiques (PERT) à l’aide de préparations de pancréatine microencapsulée pour corriger l’état nutritionnel de patients atteints de pancréatite chronique (PC) et d’insuffisance pancréatique exocrine (IPE) associée.
Résultats: À la fin du PERT, une tendance significative à l’augmentation de l’IMC des patients a été observée dans les deux groupes. Dans le groupe I, cet indicateur est passé de 21.45 [intervalle de confiance (IC) à 95 % : 19.80-23.92] kg/m2 à 22.15 (IC à 95 % : 20.31-23.86) kg/m2 ; dans le groupe II, il est passé de 19.22 (IC à 95 % : 18.33-21.99) kg/m2 à 22.0 (IC à 95 % : 19.97-24.08) kg/m2. Par ailleurs, la durée du PERT (en mois) était significativement corrélée à l’évolution du poids du patient (r=0.4679 ; IC à 95 % : 0.2384-0.6479, p=0.0002). L’évaluation des marqueurs biologiques de l’état nutritionnel après le PERT a révélé une tendance générale à l’augmentation des taux de protéines totales, d’albumine, de vitamine D, de magnésium, de transferrine et de fer dans les deux groupes. Toutefois, des différences statistiquement significatives dans leur évolution ont été principalement observées chez les patients du groupe II.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Dans le cas décrit, la pancréatine a fait disparaître la stéatorrhée et amélioré les selles ainsi que l’état nutritionnel.
Objectif de l’étude: La diarrhée après gastrectomie est souvent attribuée au syndrome de dumping ou à des modifications fonctionnelles. Cependant, l’insuffisance pancréatique exocrine (IPE) due à des modifications anatomiques et physiologiques peut être une cause de malabsorption et de dégradation de l’état nutritionnel qui n’est pas suffisamment reconnue. Comme les symptômes de l’IPE sont souvent non spécifiques, elle peut ne pas être diagnostiquée et entraîner une malnutrition progressive si elle n’est pas traitée.
Résultats: Un traitement substitutif par enzymes pancréatiques avec de la pancréatine contenant 25,000 unités de lipase (Norzyme) a été commencé au moment des repas. Après le traitement, la stéatorrhée a disparu et les selles se sont normalisées sans restriction des graisses alimentaires. Le taux sérique d’albumine s’est ensuite normalisé et le poids est revenu dans la normale, signe d’une amélioration de l’état nutritionnel. Ce cas souligne l’intérêt clinique d’une évaluation axée sur la nutrition pour identifier les causes traitables de malabsorption, comme l’IPE, chez les patients présentant une diarrhée persistante après une gastrectomie.
« Non indiqué » ne veut pas dire que personne n’a payé : la base ne l’enregistre pas toujours.
Perspectives et contenus d’opinion
Les contenus ci-dessous présentent les opinions, interprétations et hypothèses des auteurs. Ils ne sont pas considérés comme équivalents aux études scientifiques et aux revues systématiques.
Pisaczek ne juge pas qui a raison. Il montre ce qui a été écrit et où le lire. Chaque phrase ci-dessus a sa source.